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"La Question métisse occupe-t-elle une place importante dans les sociétés pluriculturelles ?"

"La Question métisse occupe-t-elle une place importante dans les sociétés pluriculturelles ?"

Jeudi 22 mai 2014, de 13h15 à 15h15
Maison des Sciences de l’Homme - Amphi 220 (2ème étage)
4 Rue Ledru, 63000 Clermont-Ferrand

Fabrice Olivet vient aborder le thème : "La Question métisse occupe-t-elle une place importante dans les sociétés pluriculturelles ? "

Il est l’auteur de l’ouvrage : "La question métisse", Mille et une nuit, 2011, dont voici un extrait :

« Je vis dans un pays qui se bouche les oreilles, qui se bande les yeux comme s’il savait par avance que les histoires d’Arabes, de Noirs, de Juifs allaient forcément lui être comptées en débit. C’est là que commence ma première indignation. La France est probablement le pays qui a le plus œuvré pour bâtir un monde sans frontières, sans races et sans religions. Et nous baissons la tête comme des coupables par avance ? Première indignation. Je suis Noir, ou plutôt non, je suis métis. Je suis né en France, et je peine parfois à m’identifier à un Noir ou à un Blanc. Je suis quelquefois Noir, quelquefois Blanc, un peu des deux la plupart du temps. Ou plutôt ce sont les autres qui, au hasard d’une réflexion ou d’un lapsus, me blanchissent ou me noircissent à loisir. C’est en voyageant à l’étranger que j’ai compris à quel point la situation française permet ces allers et retours du métissage. Dans la plupart des pays, les métis n’existent pas. Ils sont sommés de se réclamer une fois pour toute de l’une ou de l’autre communauté. Chose que je n’ai jamais eu à faire en France, où pourtant il y a des racistes. En France, depuis au moins trois siècles, les métis sont (très) présents dans la vie culturelle et politique. Le métissage est un fait démographique dans les classes populaires, malgré l’offensive islamiste et le racisme anti-Blanc. La question du métissage change fondamentalement la question du racisme (et de l’« identité »), mais personne n’ose en parler. Seconde indignation. »

Cette séance est coordonnée par Eric Agbessi.