Colloque international "La couleur noire"
21 au 24 février 2012

Colloque international "La couleur noire"

Colloque international du 21 au 24 février 2012 : "Interculturalité dans les constructions et déconstructions sur la couleur noire", en partenariat avec l’Université de Sousse (Tunisie).

Intérêt scientifique

L’intérêt du colloque international "Interculturalité dans les constructions et déconstructions sur la couleur noire" est de réfléchir collectivement à la manière dont la couleur noire est perçue dans la société.

Universités organisatrices

Ce colloque est co-organisé par l’UFR Langues Appliquées Commerce et Communication (LACC) Université Blaise Pascal Clermont Ferrand2 et l’Université de Sousse (Tunisie).

Dates

Ce colloque se tiendra du 21 au 24 février 2012 à l’université de Sousse en Tunisie.

Coordination générale

  • Eric Agbessi : Directeur de l’UFR LACC, Université Blaise Pascal
  • Khaled Zouari : MCF en SIC, UFR LACC, Université Blaise Pascal
  • Habib Boussaadia : Enseignant en Arabe, UFR LACC, Université Blaise Pascal
  • Hafedh Djedidi : Université de Sousse
  • Abdellatif Mrabet : Université de Sousse

Présentation

C’est la société qui fait la couleur et qui lui donne sa définition et son sens, qui construit ses codes et ses valeurs qui organise ses pratiques et détermine ses enjeux. Les problèmes de couleur sont d’abord des sociaux, parce que l’être humain ne vit pas seul mais en société (Pastoureau 2006).

Cette idée, clé de voute d’un premier travail réalisé dans le cadre du groupe communication et solidarité de l’Université Blaise Pascal Clermont Ferrand 2, a conduit à la rédaction d’un ouvrage collectif sur le Noir, couleur du sensible trouve -ou pas- une standardisation euroméditerranéenne et américaine.

En montrant l’ambivalence symbolique de cette couleur dans le contexte multiculturel du colloque de Sousse, nous devrions être en mesure de mieux cerner la façon dont le noir conditionne nos comportements et notre manière de penser. De ces approches comparées, nous verrons si l’universalité annoncée par l’hyper développement des technologies de l’information et de la communication impose un diktat dans la manière dont est appreciée la couleur noir ou si, a contrario, nous assitons à une révolte contre la standardisation culturelle que dénonce Dominique Wolton dans son ouvrage "l’autre mondialisation" et de quelle manière la revendication locale est menée ?

Vos contacts

Communications et questions scientifiques du colloque

- eric.agbessi@univ-bpclermont.fr

- khaled.zouari@univ-bpclermont.fr

- abdellatif.mrabet@gmail.com

Inscriptions, hébergement et voyage à Sousse

- habib.boussaadia@univ-bpclermont.fr

- hafedhdjedidi@yahoo.fr

- latifakechiche@gmail.com

Table Ronde {PDF}

Les avis sur les contributions proposées pour le colloque de Sousse seront adressés aux auteurs le 1er octobre 2011.

Appel à communication, à télécharger ci-dessous (format pdf ou word

Trois axes semblent se dégager à partir du travail entrepris en début d’année 2010

  • Le premier s’inscrit dans le fil de l’étude du danger et de la transgression.
    Dès lors, l’intérêt d’un projet international est de réfléchir collectivement à la manière dont le signifié culturel ici décliné par le danger ou la transgression trouve un prolongement dans l’analyse faite par les universitaires du pourtour méditerranéen. Peut-il y avoir une perception culturelle commune du danger et de la transgression ? Sommes-nous enveloppés – pour reprendre et adapter ici l’étymologie du mot couleur donnée par Michel Pastoureau dans son dernier ouvrage Les couleurs de nos souvenirs – par les mêmes présupposés, par les mêmes idées ou raisonnements ? Arrivons-nous aux mêmes conclusions ? Cette réflexion euro-méditerranéenne peut être – doit être – complétée par un travail associant des chercheurs américains qui, par leur participation, apporteront une analyse à effet miroir, tantôt en surimpression culturelle héritée d’un passé récent, tantôt par un apport original provenant de la diversité culturelle du pays dont ils sont originaires.
  • Le second vient proposer un travail différent.
    Le noir peut-il être perçu comme une couleur plus respectable, celle de la tempérance, de l‘humilité, de l’austérité pour reprendre une fois encore les mots de Michel Pastoureau dans Le Petit Livre des Couleurs publié avec Dominique Simonnet aux éditions du Panama ? Par exemple, au tout début de l’ère industrielle de masse, la plupart des objets manufacturés l’ont été en noir. A ceci, nous pourrions rajouter, pour illustrer une deuxième fois cet axe, la notoriété d’une couleur qui joue un rôle important dans la dénomination des lieux aux Etats-Unis – ici l’anglais, l’espagnol, les langues indiennes et parfois le français sont à l’honneur. Comment le noir occupe une place traditionnelle, neutre ou positive, tel sera le projet de ce second axe.
  • Le troisième doit permettre d’étudier la couleur noire comme vecteur d’influence.
    Le cinéma, la photographie et la littérature qu’ils soient filmés en noir et blanc ou inscrits dans la catégorie des œuvres dites noires, ces arts ont joué un rôle considérable dans la construction de l’interculturalité tout d’abord dans le monde occidental puis d’une manière quelque peu hégémonique au lendemain de la seconde guerre mondiale.

En montrant l’ambivalence symbolique de cette couleur dans le contexte multiculturel du colloque de Sousse, nous devrions être en mesure de mieux cerner la façon dont le noir conditionne nos comportements et notre manière de penser. De ces approches comparées, nous verrons si l’universalité annoncée par l’hyper développement des technologies de l’information et de la communication impose un diktat dans la manière dont est appréciée la couleur noire. Ou si, a contrario, nous assistons à une révolte contre la standardisation culturelle que dénonce Dominique Wolton dans L’autre mondialisation et de quelle manière la revendication locale est menée ?

Comité scientifique

  • Eric Agbessi (MCF en Anglais,Université Cler mont Ferrand 2)
  • Eric Dacheux (PR en Sciences de la communication,Université Clermont Ferrand 2)
  • Khaled Zouari (MCF en sciences de la communication,Université Clermont Ferrand2)
  • Sébastien Rouquette (MCF, HDR en sciences de la communication, Université Clermont Ferrand2)
  • Alain Kiyindou (PR en sciences de la communication, Université Bordeaux3 Président de la SFSIC)
  • Dana Martin (MCF en Allemand, Université Clermont Ferrand2) Ahmed Ghouati (MCF en sciences de la communication, Université d’Auvergne, IUT)
  • Habib Boussaadia (PRCE Arabe, Université Clermont Ferrand2)
  • Denise Ginfray (PR, Université Blaise Pascal)
  • Abdellatif Mrabet (Université de Sousse)
  • Hafedh Djedidi (Université de Sousse)

Comité d’organisation

  • Khaled Zouari (Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand2)
  • Habib Boussaadia (Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand2)
  • Abdellatif Mrabet (Université de Sousse)
  • Latifa Kechich (Université de Sousse)
  • Nessima Tarchouna (Université de Sousse)
  • Moncef Ben Abdejelil (Université de Sousse)
  • Adnène Mansar (Université de Sousse)
  • Hassen Boubakri (Université de Sousse)

A télécharger